A la découverte de Lussac-les-Châteaux avec la F.F.R.P.

  • le 08/05/2011 à 08:30
  • Départ de la randonnée: Maison de la Nature (prè - Lussac-les-Châteaux - 86320
  • 2€ pour les adhérents. Possibilté de dé
  • Durée : 3h00 à 4h30 selon la distance parcourue

"La tournée des villages"

Distance:  12 km ou 18 km au choix du randonneur

Point de raliement pour le covoiturage: Place Aristide Briand - derrière l'église - Parking du Majestic.

Heure de raliement: 7h00

Heure de départ: 7h05

Départ de la randonnée: Maison de la Nature, près de l'étang à Lussac-les-Châteaux

Heure de départ de la randonnée: 8h30

Petit-déjeuner, Casse-croûtes, rafraîchissements offerts en cours de randonnée, et apéritif à l'arrivée.

Déjeuner: Pour ceux qui le souhaitent, un déjeuner en commun est organisé au restaurant "La paix" pour 11€50 par personne

Menu du Déjeuner: hors-d'oeuvre, plat du jour, fromage, dessert, vin inclus - café en sus pour 0,50€.

Heure de retour: 17h00 environ pour ceux qui participeront au déjeuner en commun, 14h00 environ pour les autres.

Inscription: Avant le 8 Avril, envoyer le coupon réponse ci-après et le réglement à Nicole GLOAGUEN - 26 rue Thibaudeau 86170 NEUVILLE-DE-POITOU

Inscription Lussac-les-Châteaux

 

 

Géographie

Située à 36 kilomètres au sud-est de Poitiers, Lussac-les-Châteaux est traversée par la Vienne (rivière), à l'ouest de la ville, qui sépare Lussac de sa voisine immédiate Mazerolles. Le principal axe routier desservant Lussac est la route nationale 147 qui relie Limoges à Poitiers.

 

Préhistoire

L’importance de l’art préhistorique de Lussac est attestée par la présence de nombreux mobiliers archéologiques originaux au Musée de Préhistoire de la ville http://www.lasabline.fr/musee-de-prehistoire_std_8_fr.html mais aussi au Musée Sainte-Croix à Poitiers http://www.musees-poitiers.org/saintecroix_01.htm et au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye.

La grotte des Fadets a été fouillée en 1865 par A. Brouillet puis en 1905 par l’abbé Breuil‚ en 1962 par Stéphane Lwoff et à partir de 1980 par Jean Airvaux et André Chollet.

Parmi les objets trouvés par A. Brouillet, figurent de nombreuses plaques en calcaire gravées, une flèche barbelée‚ un poinçon orné et un fragment d’os sur lequel apparaît le dessin d’un cheval et d’un boeuf.

Cette grotte fut occupée dès le Magdalénien moyen‚ mais la découverte de tuiles romaines‚ de pièces de monnaie et d’un sceau médiéval montre qu’elle dut servir de refuge tout au long de l’histoire.

L'Ermitage , seule grotte occupée dès le Néandertalien‚ fut fouillée de 1864 à 1936 par A. Brouillet, l’abbé Breuil, Léon Péricard et Stéphane Lwoff. Des milliers d’outils y furent trouvés.

La grotte de la Marche (classée monument historique le 7.4.1970) a été fouillée à partir de 1937 par Léon Péricard et Stéphane Lwoff. Site majeur en matière de préhistoire, elle reçut la visite de l’abbé Breuil à plusieurs reprises entre 1939 et 1940.

Les chercheurs ont découvert une quantité de dessins sur des plaquettes de calcaire datant de l’époque magdalénienne (15 000 ans avant J.-C.). Ces croquis sont le reflet de l’environnement des artistes préhistoriques et représentent divers animaux (mammouths‚ antilopes‚ félins‚ cervidés). A ces dessins d’animaux s’ajoutent une série de silhouettes humaines (chose rarissime pour cette époque) parmi lesquelles des corps de femmes enceintes et des visages masculins. Ces gravures sont d’une interprétation difficile car les artistes magdaléniens‚ qui réenduisaient à plusieurs reprises la même plaquette avec de l’ocre, ont superposé plusieurs dessins au fil du temps.

Quelques archéologues ont émis l’hypothèse que les sites de Lussac-les-Châteaux ont pu constituer une école d’apprentissage‚ mais cet ensemble apporte surtout de véritables témoignages sur la vie de l’homme paléolithique. On admire la précision graphique‚ le sens du mouvement donné aux animaux dans une grande simplicité des traits. Mais au-delà de leur qualité graphique, ces gravures se rapportent peut-être à des rites sacrés ou mystérieux.

Les plaquettes calcaires trouvées à Lussac sont devenues des éléments de référence pour les chercheurs et‚ uniques dans leur genre, ont la même importance que les peintures rupestres de Lascaux.

On trouva aussi des milliers d’outils en silex‚ en os ou en bois de renne : burins‚ grattoirs‚ perçoirs‚ aiguilles‚ bâtons percés et la pointe de sagaie en bois de renne (base en simple biseau et à double rainure) appelée “sagaie de Lussac-Angles”. Des vitrines du Musée de Préhistoire de La Sabline sont consacrées à cette grotte: http://www.lasabline.fr/musee-de-prehistoire_std_8_fr.html.

Le réseau “Guy Martin” qui a été découvert en 1990 par des spéléologues‚ est une caverne hérissée de nombreuses stalactites. Une paroi présente un mammouth de 60 cm de long et diverses représentations gravées. On y a trouvé aussi des vestiges osseux. Comme “la Marche”, cette caverne est datée du Magdalénien III ( - 14 000 ans). Le site était donc déjà habité à l’époque magdalénienne (15 000 ans avant J.-C.) comme le prouvent les nombreuses plaquettes de calcaire gravées découvertes dans ces grottes.

Plus tard, l’homme a continué à vivre sur ce territoire. Le dolmen de Loubressac témoigne d'une présence humaine à l’époque néolithique. Des tribus dispersées sur les rives de la Vienne ont laissé des sépultures mégalithiques dont il ne reste aujourd'hui que peu de choses. Recouvertes d’une butte de terre rapportée‚ ces tables de pierre portées par des socles verticaux formaient une chambre funéraire. Tombes de chefs ou tombes collectives ? Différentes hypothèses ont été émises pour expliquer ces monuments néolithiques (datant d’environ 4 000 à 2 000 ans avant notre ère) .

Époque gallo-romaine

Selon la tradition locale‚ la cité devint “Luciago”‚ le domaine du chef de tribu “Lucius”. Certaines découvertes laisseraient supposer une organisation sociale et une vie artistique : dans la campagne environnante des toponymes (les Vaux, villars... etc) pourraient faire penser que des propriétaires de villae gallo-romaines auraient vécu de travaux agricoles, des éléments de poteries‚ des monnaies sont parfois retrouvés... À quelques kilomètres un village (Civaux) est bien connu grâce à l'archéologie.

Les habitants utilisaient déjà la rivière comme moyen de communication.

Moyen Age

Il semble que Lussac appartienne à la famille des cités médiévales nées autour de châteaux construits lors du mouvement féodal, lorsque le morcellement du pouvoir central nécessita la création de places fortes, notamment sur les frontières provinciales, pour lutter contre les appétits de terre des seigneurs guerriers voisins. Le seigneur de Lussac était vassal du comte de La Marche (Limousin) et devait défendre cette zone frontalière avec le Poitou.

Selon certaines sources‚ le château aurait été construit vers 780. Il n’est indiqué cependant pour la première fois dans les archives qu’en 1065 comme appartenant à la famille Conis de Saint-Germain.

Pendant deux siècles, il n’appartient qu’à deux familles. Sir John Chandos est nommé sénéchal du Poitou en 1369 par le roi d’Angleterre et s’installe à Poitiers.

John Chandos ne pouvait voir sans une certaine “contrariété” les Français reprendre pied dans sa province. En effet‚ Jean de Kerlouet le breton et Louis de Saint Julien seigneur de la Trimouille avaient repris Lusignan‚ La Roche-Posay et Saint-Savin‚ à quelques lieues de Poitiers. Il décida donc de reconquérir l’abbaye de Saint-Savin par surprise et de nuit. Mais‚ se croyant repérée‚ la troupe rebroussa chemin en passant par Chauvigny puis en longeant la Vienne jusqu’au pont de Lussac.

Les Français‚ sans se douter de leur présence‚ avaient décidé de suivre le même trajet pour harceler d’éventuelles troupes anglaises. Les adversaires se rencontrèrent au pont de Lussac où le combat s’engagea. Un sol mouillé et son manteau trop long firent glisser Chandos. Jacques de Saint-Martin‚ un écuyer de la maison du sire de Bagnac, lui porta un coup de glaive. Son oncle Edward Twyford‚ le corps de son neveu entre les jambes‚ repoussa les assaillants. Un de ses écuyers transperça de son épée les deux cuisses de Jacques de Saint-Martin qui mourut trois jours plus tard à Poitiers.

Le sénéchal John Chandos fut couché sur un grand pavois et transporté au château de Morthemer qui était la forteresse anglaise la plus proche. Il y mourut le 1er janvier 1370 après un jour et une nuit d’agonie. Il avait environ 55 ans.

Quand la nouvelle de sa mort parvint à la cour d’Edouard III en Angleterre et‚ en Guyenne‚ à celle du dauphin “Le Prince Noir”, la désolation fut grande. John Chandos était non seulement un grand homme de guerre à l’instar de Bertrand du Guesclin‚ mais aussi un administrateur habile et un sage politique.

Un cénotaphe fut érigé pour commémorer l’endroit où il tomba. Ce monument a été depuis déplacé dans la commune voisine de Mazerolles.

Bertrand du Guesclin reprend le château aux Anglais en 1372.

Temps modernes

En 1492 aménagement de l’étang. En 1519‚ Renée Geoffroy‚ héritière du château épouse François de Rochechouart-Mortemart. Le château formait alors un gros quadrilatère avec tours d’angle‚ chemin de ronde et souterrains. Sa masse imposante se dessinait entre l’étang et le village.

Le château fut saccagé par les troupes de l’amiral de Coligny en 1569 puis démantelé par la population qui se servit de ses pierres pour construire les habitations.

Époque contemporaine

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Lussac-sur-Vienne.

De violents combats ont lieu entre les FFI et la Wehrmacht le 5 août 1944.





 

 

Nicole GLOAGUEN: 05 49 51 80 31

Départ de la randonnée: Maison de la Nature (prè Lussac-les-Châteaux - 86320

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